Den Mut haben, zu rebellieren

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Aktualisiert: Französische Version des Flyers

Ein Text der als Flyer und Plakat hier in den Strassen verteilt wurde und wird. Ein PDF davon zum ausdrucken gibts hier. Das PDF als Plakat gibts hier.


Den Mut haben, zu rebellieren

Ich gehe durch die Strassen und mir fällt wieder einmal auf, wie viel Polizei präsent ist. Es ist zum Alltag oder sogar zur Banalität geworden, dass sie Personen auf der Strasse anhalten, kontrollieren, schikanieren und abführen.

Die Polizei geht gezielt auf Menschen los, die in ihr Profil des Kriminellen passen. Kriminell ist, wer sich aus irgend einem Grund nicht in die Gesellschaft integrieren will oder die Möglichkeit dazu nicht hat. Integriert zu sein bedeutet, gültige Papiere zu besitzen und im Wirtschaftssystem zu funktionieren, sprich, sich täglich als Arbeitskraft ausbeuten zu lassen. Die Gesellschaft lehrt uns, für die Arbeit dankbar zu sein und im grauen Alltag das Konsumieren als Freiheit zu verstehen. Menschen, die sich dem nicht fügen, werden bestraft, denn in den Augen der Gesellschaft sind sie “böse“. Sie sind “böse“, weil sie das Funktionieren des Systems in Gefahr bringen könnten. Sie dienen jedoch auch als schlechtes Beispiel, um das zu rechtfertigen, was als “gut“ behauptet wird.

Die Ausschaffungsinitiative beruht genau auf diesem Prinzip: es wird in “gute“ und “böse“ Migranten unterteilt. “Gute“ MigrantInnen sind die, die versuchen sich in die Gesellschaft zu integrieren und der Wirtschaft des Landes nützlich sind.
Viele glauben, MigrantInnen müssten dankbar sein, in der Schweiz leben zu können. Migration ist jedoch in erster Linie eine Konsequenz des wirtschaftlichen und politischen Terrors der dortigen Regime in Absprache mit und zu Gunsten von reichen Ländern. Viele Flüchtlinge meinen, im Westen ihr Glück zu finden, doch müssen sie hier Ausbeutungsumstände ertragen, die jenen gleichen, vor denen sie geflüchtet sind. Als billige Arbeitskraft sind sie hier – in einem kontrollierten Masse – durchaus “von Nutzen“. Ausserdem dienen sie als Sündenbock für gesellschaftliche Probleme und die Unzufriedenheit Anderer. Durch vereinfachte Feindbilder (der Sexualverbrecher, die Sozialhilfebetrügerin) wird das rassistische Klima zusätzlich angeheizt. Mit dem Bild des “bösen“ Migranten wird überspielt, dass es, ob Migrant oder Schweizer, im Grunde dieselben Autoritäten und dieselben sozialen Verhältnisse sind, die unsere Unzufriedenheit auslösen. Es wird gesagt, dass sie ausgeschafft werden, um die allgemeine Sicherheit zu garantieren. In Wirklichkeit werden als “böse“ Migranten diejenigen verfolgt, eingesperrt und ausgeschafft, welche die gegebenen wirtschaftlichen Anforderungen nicht erfüllen oder sich nicht integrieren und ausbeuten lassen wollen. Die Sicherheit ist also in erster Linie die Sicherheit von jenen, die von dieser Wirtschaft profitieren – die der Reichen und Machthabenden. Und an dieser haben wir gewiss nicht das geringste Interesse.

WIR FÜHLEN UNS VERBUNDEN UND WOLLEN GEMEINSAM MIT ALLEN KÄMPFEN, DIE IM AUSSCHAFFUNGSGEFÄNGNIS REBELLIEREN. MIT ALLEN, DIE SICH BEI KONTROLLEN WEHREN UND DIE POLIZEI NICHT ALS AUTORITÄT AKZEPTIEREN. MIT ALLEN, DIE DAS GESETZ NICHT ANERKENNEN, WEIL ES DIE AUSBEUTUNG VERTEIDIGT. MIT ALLEN, DIE SICH NICHT AUSBEUTEN LASSEN WOLLEN.



Un PDF du tract se trouve ici.

Avoir le courage de se rebeller

Je marche dans la rue, et je me rends compte à nouveau à quel point la police est présente. Ça fait partie du quotidien, c’est même devenu une banalité qu’elle contrôle des gens dans la rue, qu’elle les harcèle et les arrête.

La police vise des personnes qui correspondent à leur profil du criminel. Le criminel, c’est celui qui, pour quelque raison que ce soit, ne veut pas, ou n’a pas la possibilité de s’intégrer dans la société. Être intégré, ça signifie posséder des papiers en règle et fonctionner correctement dans le système économique, autrement dit, se faire exploiter quotidiennement en tant que force de travail. La société nous apprend à être redevable vis-à-vis du travail et à ressentir la consommation comme une liberté dans la grisaille quotidienne. Ceux qui ne s’y ajustent pas sont punis, parce qu’ils sont les “mauvais” aux yeux de cette société. Ils sont “mauvais” parce qu’ils pourraient mettre en péril le fonctionnement du système. Ils servent aussi de mauvais exemple pour justifier ce qui est affirmé comme “bien”.

C’est précisément sur ce principe qu’est basée l’ “initiative pour le renvoi” [1]: on distingue les bons des mauvais migrants. Les “bons” migrants sont ceux qui essayent de s’intégrer dans la société et qui servent l’économie du pays.
Beaucoup pensent que les migrants doivent être redevables de pouvoir vivre en Suisse. La migration est pourtant en premier lieu une conséquence de la terreur économique et politique des régimes sévissant là-bas, en accord avec et au profit des pays riches. Nombre de réfugiés pensent pouvoir trouver le bonheur en occident, mais doivent finalement y supporter les mêmes conditions d’exploitation que celles qu’ils avaient fuies. Ils sont ici une force de travail à bon marché – dans une mesure contrôlée -absolument “utile”.
Par ailleurs, ils servent de bouc-émissaire pour justifier les problèmes sociaux et les insatisfactions. Le climat raciste est ravivé par des images simplistes de l’ennemi (le criminel sexuel, la profiteuse de l’aide sociale). Ce qui se cache derrière cette image du “mauvais” migrant, c’est qu’au fond, ce sont les mêmes autorités et les mêmes rapports sociaux, que l’on soit suisse ou migrant, qui déclenchent notre insatisfaction. On dit qu’ils seront expulsés pour garantir la sécurité de tous. En vérité, ceux qui sont poursuivis, enfermés et expulsés pour être de “mauvaiss” migrants sont ceux qui ne satisfont pas les exigences de l’économie ou qui ne veulent pas s’intégrer et se faire exploiter. La sécurité signifie donc en premier lieu la sécurité de ceux qui profitent de cette économie – celle des riches et des puissants. Et à celle-ci nous n’avons assurément aucun intérêt.

Nous nous sentons liés et voulons nous battre avec touts ceux qui se rebellent dans les centres de rétention, avec touts ceux qui refusent les contrôles d’identité et qui n’acceptent pas l’autorité de la police, avec touts ceux qui ne reconnaissent pas la loi, parce qu’elle défend l’exploitation. avec touts ceux qui ne veulent pas se faire exploiter.

[1]: Ndt. Initiative populaire « Pour le renvoi des étrangers criminels (Initiative sur le renvoi) ». Arrêté fédéral concernant l’expulsion et le renvoi des criminels étrangers dans le respect de la Constitution

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